Symboles

L'OUROBOROS

Serpent cosmique qui se mord la queue, symbolisant ainsi ce qui n'a ni commencement ni fin. Union du monde chtonien et du monde céleste, certains Ouroboros sont représentés par moitié noir et par moitié blanc; signifiant l'union des deux principes opposés (ciel et terre ou yin et yang, jour et nuit, etc...) et ici nous voyons ce symbole de couleur rouge ( feu) et de couleur verte (eau), couleur mâle pour le rouge et couleur femelle pour le vert. La couleur verte est associée au blanc pour ses vertus christiques. La vertu secrète du vert vient de ce qu'il contient le rouge. Le rouge est la couleur de la science, de la connaissance ésotérique, de l'amour et du bonheur. Couleur du sang aussi, couleur guerrière, Orgiastique ou symbole du pouvoir et de la justice.

Pour les alchimistes l'Ouroboros figure l'unité de la matière; pour les Occultistes il représente le fluide universel et la rénovation perpétuelle de la nature. Le serpent Ouroboros exprime à la fois l'Univers Infini et le Grand Oeuvre. "Un est le serpent, celui qui a le venin (le chaos, le dissolvant) selon le double signe (le mercure). Ce chaos figuré par le serpent Ouroboros contient à l'état indifférencié toutes les potentialités, il est "cette chose unique" qui contient en elle les quatre éléments et les domine". En ce sens il est la matière première de l'Oeuvre, comme il en est, idéalement,la fin dernière. "Il est le fils de soi-même, tout seul il se dissout, tout seul il se tue et tout seul il se donne une nouvelle vie". "Ternario formatus novenario dissolvitur".

L'Ouroboros est la puissance de la nature pouvant être redoutable dans ses colères et c'est alors un dragon, être archaïque et fondamentalement inhumain.

Le serpent est ambivalent car figurant tantôt le mauvais principe, tantôt le bon, et même les deux. Le "serpent crucifié" exprime hermétiquement la forme originelle que l'alchimiste a su dompter et à partir de quoi sera engendré le Grand Oeuvre. "Et de même que Moïse éleva le serpent dans le désert, de même il faut que le fils de l'Homme soit élevé" (Apocalypse). Dans la Genèse le serpent séduit Eve incitant le couple à commettre Le pêché. ainsi le serpent est maudit et contraint de ramper sur le ventre ! Mais les Gnostiques voient dans ce serpent l'allié des hommes oprimés par le "cruel Dieu des Juifs" . Les Manichéens disaient que Jésus avait pris la forme du serpent pour inciter l'homme à manger le fruit de l'arbre de la science.

Mais le dragon, apparenté au serpent et à l'Ouroboros est le gardien des trésors cachés qu'il appartient à chacun de vaincre pour avoir accés à ces trésors. Il existe aussi plusieurs sortes de dragons, le dragon aquatique, le dragon terrestre ou le dragon ailé réservé aux Immortels s'élevant vers les cieux. Associé à la foudre et à la fertilité, le dragon peut représenter les forces instectuelles non maîtrisées, la bestialité qui dort en nous; alors dompter le dragon c'est nous dompter nous-mêmes; car pour évoluer, l'être humain doit opérer sur lui-même une chasse rituelle dont il est à la fois le chasseur et le chassé !

Le dragon était, à l'origine, un dieu adoré par les Philistins sous la forme d'un homme pourvu d'une queue de poisson. De nombreux démons sont représentés sous les aspects d'un dragon. La salamandre est une sorte de petit dragon.

Le serpent est l'Esprit de l'Eau première associé à La Grande Déesse des Anciens, la "materia prima", la "Vouivre" d'origine celtique. Le serpent en tant que dieu primordial est souvent lié à la pluie fertilisante et à la fécondité.

Atoum, Vieux Dieu Egyptien ressemblant à un serpent, aprés avoir émergé des eaux primordiales, cracha la création au début des temps. Atoum créa le premier couple de dieux, Chtou et Phténis, qui mirent au monde Geb (la Terre) et Nout (le Ciel) qui engendrérent ensuite le reste du monde. Atoum contenplant sa création dit "Je suis ce qui demeure, le monde retournera au chaos, à l'indifférencié, je me transformerai en serpent qu'aucun homme ne connaît, qu'aucun dieu ne voit...".

La circonférence vient ici compléter le centre pour suggérer l'idée de Dieu. Manifestation et résorption cyclique, union sexuelle en lui-même, autofécondateur permanent. Perpétuelle transmutation de mort en vie. La dynamique du cercle ou roue apparemment immobile mais dont le mouvement imperceptible est infini...  Le Vieux Dieu ou l'ancêtre mythique, grande divinité cosmographique qui s'incarne et se sacrifie pour l'humanité. Toutes les traditions ont connues un dieu qui vient expier le malheur du monde ! Mais ce malheur que l'on veut conjurer absolument, n'est-il pas du monde ?

Peut-être sommes-nous en train de nous dévorer en dévorant les animaux, et le dévorant devenant dévoreur va-t-il renaître ou périr ?

Va-t-il se dévorer et ruiner le monde ?

 

L'Androboros.

Voir la page "Lexique".

 

Sources : Dictionnaire des sciences occultes et de l'ésotérisme; Dictionnaire des symboles (Robert Laffont); Le symbolisme animal (Dangles); ...

la tradition Pharaonique possède une notion d'enchaînement des cycles rendue par l'image du serpent Ouroboros. Il s'agit d'une loi propre à l'hermétisme : tout est cycle et tout est soumis au changement. Rien n'est définitif, rien n'est jamais gagné. La vie et la mort ne sont que les deux faces d'une unique réalité.

L'idée de base de l'Ouroboros vient de l'Egypte ancienne par l'entremise d'Osiris s'enroulant sur lui-même pour se régénérer ou se rajeunir. Le dieu vert qu'était Osiris sera substitué au serpent tel qu'il est présenté au début de la page en ajoutant ensuite divers symboles en son centre. Ce centre étant la germination actionnée par l'énergie de cette roue représentant les cycles de la vie s'échappant à la longue du temps ! D'où la fameuse inscription "En To Pan" ou "Un le Tout".

Ce symbole est à la fois le principe et la finalité, l'éternel retour.

Le serpent se mord la queue, il est l'instrument de son propre supplice, se distillant lui-même un venin qui va le détruire.

"Ta queue est dans ta bouche, Ô serpent qui enveloppe l'univers" (texte des pyramides).

Le temps n'est jamais fixe, il est changeant, complexe, il commence où il s'arrête, il est à la tout et rien, une énergie circulaire. L'éternité n'est rien d'autre qu'une succession de cycles sans fin, une permanente distillation. Mais le venin peut devenir un baume merveilleux, une médecine souveraine en abolissant le temps pour générer le retour périodique de la vigueur, de la jeunesse procurée par l'Eau de jouvence.Il est parfois représenté avec, au centre, un enfant le doigt sur la bouche, il est l'éternel et vivace rejeton des dieux qui se dissout pour mieux se régénérer : j'existe parce que je me transforme en ne résistant pas à loi des cycles, échappant ainsi à l'entropie.Je ne meurs que pour renaître; les seules révolutions sont celles que j'accomplis sur moi-même

Sur cette image on voit trois oreilles sur la tête du serpent ( trinité éyptienne : Osiris, Isis, Horus, triade alchimique : Mercure, soufre, sel, tri-unité divine : Père, Fils et St. Esprit ou encore trois règnes : minéral, végétal, animal...) et quatre pattes sur le corps ( métaux à transmuer : le fer, le cuivre, l'étain et le plomb ou bien aussi les éléments : feu, eau, air, terre...). Le Serpent enroulé représente l'unité car "...toutes choses viennent d'une même semence, elles ont toutes été à l'origine enfantées par la même mère...". Le Serpent enroulé et l'inscription ou le symbole inscrit à l'intèrieur expriment la dualité propre à toute manifestation (positif/négatif, Yin-Yang, féminin/masculin, Soleil et Lune, fixe et volatil, Mars-Vénus...) et de cet ensemble on peut ainsi retirer une substance appelée "quintessence" chère à Rabelais qui nous parle de "la substantifique moelle", pureté originelle, cinquième élément (voir le film !) purifié et simplifié, l'androgyne primordial, retour à l'un, au tout, le Pan, dont la somme est dix ! ! ! En parcourant l'Ecosse j'ai trouvé, dans le cimetière d'un petit village et sur une tombe ancienne, une phrase en latin, gravée dans la vieille pierre et à peine visible : "Déponens Aliena Ascendit Unus"... 

"Le SERPENT VERT est l'emblème (pour les égyptiens) des magiciens guérisseurs ! Voir le Caducée, baguette magique du médecin Asclépios, emblème du dieu Hermés.

Vert, couleur de la guérison, triomphe de la vie végétale, chair d'Osiris "Le Grand Vert", renouveau de la nature. Couleur positive, fraiche, vivifiante; couleur des prairies célestes. Les serpents en égypte ancienne jouent un rôle important car ils attirent les Esprits auxilliaires tout en protégeant l'opérateur des forces maléfiques. Le serpent s'enroule autour du corps du mage comme il le fait autour de la terre. Il bouge ses spirales qui s'étendent jusqu'aux corps célestes. Il est aussi le véhicule du magicien qui n'a pas peur d'être avalé par lui car cette dévoration n'est pas dangereuse et ne rompt pas l'ordre cosmique. Elle le remet seulement dans un état embryonnaire qui est un état supérieur où la mort est la condition même de la vie. ... Il ne meurt pas, il germe, il mue, il devient un dragon vert, symbole de la maladie terrassée par le guérisseur dans la zone du feu.

La tige de payrus autour de laquelle s'enroule le serpent est l'axe où circulent les courants ascendants et descendants, l'énergie dynamique équilibrant les contraires. Cette tige ou verge établit la paix entre l'eau et le feu, le froid et le chaud, le sec et l'humide, le fixe et le volatil. Equilibrant les énigmatiques complexités de l'être, de ses mouvements antagonistes, qui doivent être résolus afin que s'épanouissent harmonieusement tous les possibles...

(Voir la page "Lexique" au mot Panurge !)

Sources : vieux grimoires et autres écrits anciens... ainsi que L'Egypte ésotérique des Pharaons de René Lachaud et L'alchimie de Patrick Rivière.

 

 

..."On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser un peu"...

..."Il était là, dressé vers le petit prince, un de ces serpents jaunes qui vous exécutent en trente secondes"...

..." Il n'y eut rien qu'un éclair jaune prés de sa cheville. Il demeura un instant immobile. Il ne cria pas. Il tomba doucement comme tombe un arbre. ça ne fit même pas de bruit à cause du sable"...

("Le Petit Prince" Antoine de Saint-Exypéry).

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