Mon lexique

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... de barbarismes... et de quelques mots...

 

Carnivorologie :

A la fin de la lecture du livre "Traité d'athéologie" de Michel Onfray paru aux éditions Grasset, ce mot m'est venu naturellement et je l'ai choisi pour titre provisore.

- Page 19 et 20, paragraphe intitulé "Le chacal ontologique" :"...Aprés un temps de silence, il précise qu'avant d'entrer au paradis, il devra toutefois rendre des comptes et qu'il n'aura probablement pas assez de toute son existence de croyant pieux pour expier une faute qui pourrait bien lui coûter la paix et la vie éternelle... Un crime ? Un meurtre ? Un péché mortel comme disent les chrétiens ? Oui, en quelque sorte : un chacal écrasé un jour sous les roues de sa voiture... Abdou roulait trop vite, ne respectait pas les limitations de vitesse sur les pistes du désert - où l'on aperçoit un pinceau de phare à des kilomètres ! -, il n'a rien vu venir, l'animal a surgi de la pénombre, deux secondes plus tard il agonisait sous le châssis du véhicule.

Obéissant à la loi du code de la route, il n'aurait pas commis ce sacrilège : tuer un animal sans la nécessité de s'en nourrir. Outre que, me semble-t-il, le Coran ne stipule rien de tel..., on ne peut tout de même être tenu pour responsable de tout ce qui nous advient ! Abduramane croit que si : Allah se manifeste dans les détails, cette histoire prouve la nécessité d'être soumis à la loi, aux règles, à l'ordre, car toute transgression, même minime, rapproche des enfers, voire y mène directement...

Le chacal hanta ses nuits, longtemps, il l'empêcha de dormir plus d'une fois, il le voyait souvent, dans ses rêves, lui interdisant l'accès au Paradis. Au moment où il en parlait, l'émotion revenait. Son père, vieux sage nonagénaire, ancien soldat de la guerre 14-18, avait surenchéri : à l'évidence, il avait manqué de respect à la loi, il devrait donc s'en expliquer le jour de sa mort. En attendant, dans le pus infime de sa vie, Abduramane devait tâcher d'expier ce qui pouvait l'être. Aux portes du Paradis, le chacal attend. Que n'aurais-je donné pour qu'il déguerpisse et libère l'âme de cet homme intègre.

Que cet aspirant bienheureux partage la même religion que les pilotes du 11 Septembre peut paraître bien singulier ! L'un porte le poids d'un chacal malencontreusement expédié au cynosarge; les autres jouissent d'avoir anéanti un maximum d'innocents. Le premier pense que le Paradis lui sera difficile d'accès pour avoir transformé en charogne un charognard ; les seconds imaginent que la béatitude leur revient de fait pour avoir réduit en poussière la vie de milliers d'individus - dont des musulmans... Le même livre justifie pourtant ces deux hommes évoluant chacun aux antipodes de l'humanité : l'un tend vers la sainteté, les autres "réalisent" la barbarie.

- Page 50 du même livre : "... Le Dieu des philosophes entre souvent en conflit avec celui d'Abraham, de Jésus ou de Mahomet. D'abord parce que le premier procède de l'intelligence, de la raison, de la déduction, du raisonnement, ensuite parce que le second propose plutôt le dogme, la révélation, l'obéissance -pour cause de collusion entre pouvoirs spirituel et temporel. Le Dieu d'Abraham qualifie plutôt celui de Constantin, puis des papes ou des princes guerriers trés peu chrétiens. Pas grand chose à voir avec les constructions extravagantes bricolées avec des causes incausées, des premiers moteurs immobiles, des idées innées, des harmonies préetablies et autres preuves cosmologiques, ontologiques ou physico-thélogiques...

Souvent toute velléité philosophique de penser Dieu en dehors du modèle politique dominant devient athéisme. Ainsi lorsque l'Eglise coupe la langue du prêtre Jules-César Vanini, le pend, puis l'envoie au bûcher à Toulouse le 19 février 1619, elle assassine l'auteur d'un ouvrage dont le titre est "Amphithéâtre de l'éternelle Providence divino-magique, christiano-physique et non moins astrologico-catholique, contre les philosophes, les athées, les épicuriens, les péripatéticiens et les stoïciens" (1615).

Sauf si l'on tient ce titre pour rien - un tort vu, au moins, sa longueur explicite... - il faut comprendre que cette pensée oxymorique ne récuse pas la providence, le christianisme, le catholicisme, mais qu'elle refuse en revanche nettement l'athéisme, l'épicurisme et autres écoles philosophiques païennes. Or tout cela ne fait pas un athée - motif pour lequel on le met à mort -, mais plus probablement un genre de panthéiste éclectique. De toute façon hérétique parce qu'hétérodoxe..."

fin de citation.

Ce qui est interressant dans ce livre c'est la "déconstruction", un retour en arrière qui permet de réaliser les erreurs ou le chemin parcouru de "telle" manière ! Les interdits, les frustrations, les falsifications de l'histoire et ses condamnations, les mutilations corporelles et spirituelles... permettent ainsi de regarder la construction d'une autre manière !

 Androboros :

Ouroboros du grec "oura", signifiant queue et "boros", signifiant dévorant; ce qui donne "qui se mord la queue".

on trouve aussi d'autres explications : "ouro" en copte signifie "roi" et "ob", en hébreu est traduit par "serpent" !

C'est l'Homme - Andros - d'aujourd'hui qui se mange, qui s'avale et se détruit lui-même. Un petit clin d'oeil à notre civilisation qui mange ses semblabes !

 

Ce mauvais dessin est inspiré d'un beau dessin glané sur le livre "La Bouffe" du dessinateur Claude Serre paru aux éditions Glénat !

Panurge :

"En to pan", panurge, ange pur anagramme voulant dire "ange pur, "Un le Tout" ou aussi tout est un (toutéun) que l'on peut interpréter par "tout éteint".

Le mot "panique" est issu de ce dieu désignant la fin d'un cycle, d'une civilisation " les ombres des héros se lamentent et les enfers frémissent. Pan est mort, la société tombe en dissolution..." écrivait Proudhon.

Pan est un dieu issu de la mythologie grecque. Pan était le frère de lait de Zeus et il était plus vieux que ses parents ! Pan signifie "tout". Il vivait en Arcadie, pays de l'immortalité où il gardait les vaches et les moutons et ils s'occupait des ruches.Tranquille, insouciant et paresseux, aimant la sieste, il faisait peur à ceux qui le dérangeait. Pan séduit de nombreuses nymphes. Il poursuivit Syrinx qui se transforma en roseau et il en fit une flûte.

Et Peter Pan ? Un petit garçon qui ne veillit pas ni de corps, ni d'esprit, qui vole et provoque un grand remue ménage dans la voie lactée. Nous ne sommes pas loin de Robin Hood et de Gulliver. Ils ont tous les trois le même costume vert évoquant la nature et le printemps, le renouveau. N'est-il pas proche, ce Peter Pan, de Hermes ? De Thot Hermes ? ...

Et que dire de l'Abraxax Panthée ? une tête de coq, un corps d'homme et des jambes en forme de serpent... Sept lettres représentant les 365 jours de l'année, l'Alpha et l'oméga !  Panthée : dieu en tout !

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