nourriture de l'esprit

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# 10/02/2010 à 23:34 heka
Bonsoir, croyez-vous que manger de la viande peut avoir une influence negative sur le developpement de personnes en recherche de spiritualité.Nous avons beaucoup d'exemples de mystiques qui ne mangés pas de viande.cela voudrez donc dire que cet effet negatif sur le corps physique entrainerais un effet negatif sur l'esprit.moins de viande plus de devellopement spirituel. l'ame n'a pas de corps physique alors comme peut etre elle influencer apr des matieres organiques physiques? En attente de vous relire pour votre reponse, encore felicitations pour votre ouvrage et se travail remarquable.
bonne soirée
# 13/02/2010 à 19:14 Claude Servanton
Mon cher Heka merci d'avoir été le pionnier de ce blog.
"L'homme ne vit pas de ce qu'il mange mais de ce qu'il digère" nous dit Alexandre Dumas dans son dictionnaire de cuisine.
Il faudrait pouvoir peser les âmes pour savoir, si, ne pas manger de viande allège notre âme.
Dans le Timée de Platon il est écrit que "la moelle des os est formée avec l'âme". Pythagore écrivait que "l'âme est le char subtil du corps". Donc on doit considérer quand même que le corps et l'âme sont complémentaires car si l'âme est "nourrie" en partie "par ce que produit" le corps elle doit trouver dans ce corps une certaine substance pour lui donner le souffle, le feu vivifiant nécessaire à l'équilibre parfait. Et si l'âme ne trouve pas cet équilibre dans un corps corrompu ou affaibli, en disharmonie, l'âme va quitter ce corps, son corps malade et un corps sans âme n'a plus de vie !
Si les mystiques ont choisi de ne pas manger de viande c'est qu'ils savaient ou avaient compris que cette nourriture charnelle "alourdissait" leur corps emprisonnant leur âme, leur esprit dans un corps ténébreux.
# 15/02/2010 à 21:11 Claude Servanton
(suite)
"La viande donne une impression de force facilement agressive, par sa sapidité et son assimilation rapide. L'alimentation végétarienne inclinerait plus volontiers, étant moins excitante, à des états contemplatifs où dominent les valeurs spirituelles. Il y aurait une sorte de correspondance entre la vie brutalement arrachée à l'animal et les sensations crées par sa consommation. Néanmoins, une fois la désanimation effectuée, le résultat semble être strictement le même sur un plan physiologique : les éléments qui font partie de notre culture, et principalement le modèle bouddhique, donne une image conventionnelle et figée du végétarisme, comme moyen nécessaire de l'accès à la spiritualité, ce qui est une confusion, puisqu'il n'est une condition pas plus nécessaire que suffisante pour y accéder.
Mais ce n'est pas par hasard si, de tout temps, des groupes d'hommes ont adopté le végétarisme pour faciliter leur développement spirituel au sein de sociétés qui n'étaient pas particulièrement carnivores. Le moyen semble parfois être pris pour la fin et la règle supplanter l'esprit. En outre, placé dans une société carnivore, le végétarien, qui sert précisément de cible à cause de sa singularité alimentaire, subit la violence des autres. La viande correspond effectivement à des situations qui exigent une réponse violente, signe particulier de notre époque, mais sa surconsommation entretient cette violence.
Intérieurement pacifié, on pourrait certainement consommer de la viande sans en subir les effets sur son psychisme, mais on parvient d'abord à cet état si on cesse d'alimenter tout ce qui nourrit la violence; on est dans l'instant, et cet instant est préparé par tout ce qui précède. La volonté existe à tous les instants, mais elle est le résultat de toutes les actions qui précèdent.
La consommation de viande peut correspondre à la nécessité interne, plus ou moins consciente, d'enraciner son existence matérielle ; cette phase de construction matérielle peut trouver sa place si tous les niveaux de l'être vivent et ne sont pas soumis à ce seul niveau matériel. Nous sommes dans un domaine de relativité. Il est impossible également de démontrer l'inexistence, causée par la consommation de viande, de la vie spirituelle; mais on ne la conçoit pas non plus dans la pléthore et la surcharge, pas plus que la vie intellectuelle ou artistique qui demande tout autant de mesure, sinon une ascèse.
L'élan spirituel n'a pas d'attribut, il ne coïncide avec aucune église, avec aucun clergé, ne se confond avec aucune fonction ou spécialisation ; il existe en tout homme qui lui est fidèle en réalisant sa vocation quelle qu'elle soit. L'homme conscient de son être spirituel doit simplement mettre en œuvre volontairement les moyens matériels et psychologiques qui l'aideront à se déployer."
"A travers le choix de nos aliments, nous recherchons le type de sensations générales qui correspond à ce que nous désirons être." écrit le Professeur Trémolières dans Partager le pain.

Extrait du livre "Initiation au végétarisme" de Vincent Gerbe aux Éditions Dangles.
# 27/02/2010 à 20:12 Sébastien Pagès
Bonsoir à vous tous,
La viande fait partie de l'alimentation habituelle des êtres humains, omnivores. Historiquement, la viande représente l'aliment de confort. D’ailleurs, pour l’anecdote, le mot viande vient du latin vivenda « ce qu’il faut pour vivre ». Il faut dire que jusqu’au milieu du 17ème siècle, la chaire animale proprement parlée n’était pas distinguée. Manger de la viande, reste encore souvent aujourd'hui, peut être caché dans les esprits, le signe que l'on ne manque de rien. Et c’est ce qui malheureusement pousse à une consommation excessive...
Bon voilà,je me posais la question de savoir si le fait absolu de stopper cette consommation n'entrainerait pas de nombreux troubles alimentaires,qu'ils seraient difficiles de compenser avec nos pauvres ames...ne peut on pas s'en appercevoir avec le devellopement de la cuisine moléculaire qui à elle seule ne rempli rien;ni les ventres,ni les ames....merci pour vos conseils et votre lecture....et le travail que vous avez du fournir pour démontrer tout cela..un fidel compagnon de ces partis pris.
# 05/03/2010 à 22:44 Claude Servanton
Stopper la viande ?
En tout cas pour les "intoxiqués" de ce produit il ne faut pas le faire d'un coup; mais progressivement et si l'envie se fait sentir ! Ce doit être une réflexion et une démarche philosophique.
Au fil des siècles, petit à petit, le commerce lucratif de la viande s'est imposé à notre société; et la doctrine de l'indispensable protéine animale est devenue un dogme défendu par les producteurs de viande. "Producteurs" de viande. Comme si la chair, le vivant, était un produit au sens de "richesse économique". Et aujourd'hui manger de la viande semble être devenu indispensable, alors on le croit "bêtement". Manger de la viande, boire du lait, c'est dans une certaine mesure, faire souffrir des animaux, polluer la vie et enrichir quelques personnes. Voir les problèmes évoqués pendant le salon de l'agriculture à propos des agriculteurs au bord de la faillite !
Ne pas manger de viande n'est pas nuisible à la santé sinon ça se saurait !
Quant à la cuisine moléculaire je pense qu'il faut distinguer plusieurs choses : le côté spectaculaire, ludique et novateur du phénomène, séduisant de nombreuses personnes. Alors certains restaurateurs ont largement copié le processus qui se désagrège actuellement parce que mal maitrisé par quelques uns. Puis le côté "cuisine expérimentale" qui laissera des traces dans les marmites. Mais tout ceci cache peut-être le désir de favoriser l'émergence de produits nouveaux issus de cette mode, pour satisfaire des besoins industriels et politiques de l'agroalimentaire. Cette face cachée de la gélatine moléculaire pourrait s'avérer dangereuse à grande échelle car si ces produits remplissent éphémèrement les ventres tout en faisant de gros profits; ils risquent d'empoisonner les corps par leur substances chimiques et par voie de conséquence les âmes.
La cuisine, surtout en France, est le résultat d'expériences humaines faites de jouissances gastriques. Et je crois que l'éphémère nuage espumique issu de l'Isbérie catalane est en train de se dissoudre lentement laissant la place, peut-être, à d'autres expériences, d'autres mélanges, un peu plus moléculaire, un peu plus chimique, car les barrières de l'infini sont toujours repoussées.
Mais ici il est question de la vulgarisation des produits et surtout de la viande (chair) et de l'animal qui souffre de notre folie. Il faut faire attention à ce l'on mange, être vigilant sur notre nourriture.
# 21/06/2011 à 02:17 pandora bracelets sale (site web)
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